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Les petites sœurs de
Bernadette (PSB)



Contexte de la création des PSB

- 1965
L 'église catholique apprend la nationalisation des institutions scolaires dans tout le pays. Ce fut le premier acte politique du marxisme qui s'installait avec le parti unique radical et fortement idéologisé. Dans la foulée, les mouvements de la jeunesse chrétienne sont dissous, mettant en péril l'épanouissement de la vie spirituelle et l'une des libertés fondamentales de l'homme : croire et manifester sa foi.

- Les fondateurs
C'est dans ce contexte que la sœur Florence MBANZA de la Congrégation des Sœurs de St Joseph de Cluny et le Père Denis LAROUCHE, jeune prêtre de la Congrégation du St-Sacrement, consentirent à créer une fraternité religieuse renfermant en son sein uniquement des jeunes filles, pour leur éducation religieuse. Ils confièrent les Petites Sœurs à la dévotion mariale, en ayant pour Sainte Patronne cette petite fille à laquelle la Très Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu, a donné le privilège d'apparaître à dix-huit reprises à Lourdes. Humble et doux de cœur, cette jeune fille s'appelait Bernadette SOUBIROU. Elle avait supplié "cette Dame qu'elle voyait, de lui dire son nom : "Madame, pouvez-vous me dire qui vous êtes ?", demanda-t-elle. "Promets-tu de revenir ici tous les jours, et je te dirai Qui je suis", lui avait-elle répondu.

C'est ainsi que le groupe fut nommé "Petites Sœurs de Bernadette", en souvenir de l'engagement de la jeune fille de Lourdes qu'elles avaient prise pour exemple de vie. Puis, dans la foulée vit le jour le groupe "Les Grandes Sœurs de Bernadette" (GSB). Une année après, la fraternité, GSB et PSB, eut une première présidente : Mme MFOUENIBIO Julienne, alias "Mère Julie".


18 février 1971 : date de naissance
des Petites Sœurs de Bernadette
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Objectif :
Proumouvoir l'éducation religieuse de la jeune fille en mettant à sa disposition tous les moyens nécessaires lui permettant de trouver sa place la société, que ce soit dans la vie religieuse, professionnelle ou conjugale.


Activités menées au sein du groupe :
• Apprentissage
- dans le domaine culinaire (cuisine, pâtisserie…);
- dans le domaine de la couture (broderie, tricotage…);
• Entretien du chœur de l'église (autel) chaque samedi après la messe de 6h.
• Lessive des linges sacrés
• Visite des malades
• Membres du comité d'organisation paroissial à l'occasion des grandes fêtes (acceuil, restauration…)


Apparition de la danse liturgique :
• Lors de sa tournée au Cameroun en 1972, le RP Larouche découvre un groupe de jeunes filles dansant pendant la célébration eucharistique. A son retour à Brazzaville, il introduisit cette partie du rite liturgique à l'offertoire. Pour la première, une procession d'offrandes dansée était intégrée dans nos cérémonies solennelles. Cela suscita beaucoup d'enthousiasme, par exemple à Noël et à la Veillée pascale. En effet, dignement et pieusement, les Petites Sœurs de Bernadette dansèrent dans la maison de Dieu, avec une participation efficace de la Chorale Tanga-ni-Tanga dans le choix et la répétition des chants. L'expérience séduisit les autres paroisses et le mouvement gagna toute l'église du Congo.

Ce fut l'apogée pendant les années 1980-1990. Mais avec l'envahissement des musiques des bars et surtout la
banalisation de la gestuelle corporelle dans les danses qui foisonnaient à la télévision et immédiatement reprises dans les rues comme par imitation, la danse liturgique se laisse parasiter. Les difficultés étaient réelles, il fallait absolument que les PSB rebondissent.



Des difficultés, certes !…


En vacances au Québec, le RP Larouche, qui tenait fermement à l'épanousissement de la jeune fille dans la paroisse, tenait à réaliser son rêve : " A mon restour, je vous ramènerai des machines à coudre", promit-il; mais malheureusement, le Seigneur le rappela à lui le 12 mars 1977. Pour les PSB, ce fut le premier choc dont elles ne se relèveront jamais. De plus, l'absence prolongée de la Sœur Florence à Mbinda où elle avait été affectée perturba encore plus la survie du groupe.

Par ailleurs — et il est important de le souligner — le réglement intérieur du groupe était très exigeant. Un article des articles dont on pouvait penser qu'il relevait plus de la Règle de vie d'une congrégration religieuse que d'une simple fraternité demandait simplement le retrait de toute jeune fille qui se mariait ou devenait maman. Cette disposition brida l'essor du groupe : les adhésions se faisaient rares et les défections de plus en plus fréquentes du fait des maraiges ou de maternités. Néamoins, entre 1972 et 1979, près d'un millier de PSB bénéficièrent d'un apprentissage.

Mais les événements ne servent pas le groupe. Le conseil paroissial estime que les PSB ne répondent plus à leur mission première : en 2004, il dissout la fraternité ou plutôt la suspend.


… mais la volonté de rebâtir l'emporte


Résolue à ne pas laisser se déliter l'œuvre commencée par le RP Larouche, la Sœur Florence, avec le concours de quelques anciennes PSB et le soutien du RP Jean-Jacques KODIA, nouvel Aumônier, décida de redonner un nouveau souffle au groupe : un appel àréintégration ou adhésion fut lancé en février 2005. Février, c'est décidément le mois des PSB.


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• Pour conduire les affaires courantes, un comité ad hoc est mis en place en attendant la tenue d'une assemblée générale. La structuration se fait par tranche d'âge et selon le degré de promesse

- les cadettes, les aspirantes, les PSB, la jeunesse mariale.

Un nouveau comité ad hoc :

• Le Bureau se compose comme suit : une Présidente, une Vice-présidente, une Secrétaire générale,une Secraire générale adjointe, une Trésorière, une Commissaire aux comptes, une Chargée de la discipline, une Chargée des danses liturgiques, une Chargée de l'apprentissage des métiers, une Cgargée de l'entretien de l'église, une Chargée de la visite des malades.
• De 1971 à 2005, le groupe a connu 10 responsables : Pascaline-elisabeth LOUVOUANDOU, Véronique MIEKOUNTIMA, Eugénie NTINOU, Blandine Rose KANGOU, Anastasie Léontine MIALOUNGILA, Rachel MALAMOU, Aline MIEKOUNTIMA, Elodie XXXXX et Levanah NZINGOULA.

 


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Le mot de Tata Aimé
Curé de la paroisse

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