logo.jpg

« Rosaire béni de Marie,
douce chaîne qui nous relie à Dieu » (Jean-Paul II)

« A Jésus par Marie », telle pourrait être la devise de tout chrétien qui s’attache à la prière. En effet, quoi de plus naturel que passer par Marie sa mère pour atteindre le Christ ! Elle-même s’est nommée « médiatrice », c’est-à-dire le chemin qui conduit le plus sûrement à son Fils, et nous savons que Celui-ci ne peut rien lui refuser. Nulle autre créature qu’elle ne connaît mieux le Christ et les mystères de son Fils sont intimement liés aux siens propres. En cela, le Rosaire est l'un des parcours traditionnels de la prière chrétienne qui s'attache à la contemplation du visage du Christ. Le Pape Paul VI le décrivait ainsi: « Prière évangélique centrée sur le mystère de l'Incarnation rédemptrice, le Rosaire a donc une orientation nettement christologique. En effet, son élément le plus caractéristique – la répétition litanique de l'Ave Maria – devient lui aussi une louange incessante du Christ, objet ultime de l'annonce de l'Ange et de la salutation de la mère du Baptiste: “Le fruit de tes entrailles est béni” (Lc1, 42). Nous dirons même plus: la répétition de l'Ave Maria constitue la trame sur laquelle se développe la contemplation des mystères: le Jésus de chaque Ave Maria est celui même que la succession des mystères nous propose tour à tour Fils de Dieu et de la Vierge ».
Le Pape Jean Paul II nous a montré, toute sa vie durant, son engagement dans la méditation par le Rosaire : « Dans mon témoignage de 1978, évoqué ci-dessus, (écrit-il au début de sa ving-cinquième année de son pontificat), sur le Rosaire, ma prière préférée, j'exprimais une idée sur laquelle je voudrais revenir. Je disais alors que « la prière toute simple du Rosaire s'écoule au rythme de la vie humaine ». Je vous livre ci-après le merveilleux texte quil nous a légué à ce sujet :


LETTRE APOSTOLIQUE “ROSARIUM VIRGINIS MARIAE“ DU PAPE JEAN-PAUL II
À L'ÉPISCOPAT, AU CLERGÉ ET AUX FIDÈLES SUR LE ROSAIRE

Comment réciter le Rosaire ?

Tout d’abord, il est important de noter que toute prière est l’expression simple et directe de sa foi à Dieu. Il s’agit de laisser parler son cœur en toute confiance. Mais dans ce qui suit, nous voudrions vous montrer une façon de faire parmi tant d’autres, qui s’est strucutrée au fils des ans grâce à l’expérience spirituelle des personnes et des communautés, religieuses et laïques, qui ont eu une dévotion particulière pour la Vierge Marie.

Le rosaire consiste à réciter quatre chapelets (voir chapelet) en méditant à chaque fois, à la fin ou au début d’une dizaine, sur un mystère propre à notre foi, à la vie du Christ et de Marie. Par la prière et la méditation, chaque chrétien peut pénétrer plus profondément dans l’Evangile, le comprendre et le suivre.  La présence de ces mystères permet au rosaire d’être « un aliment pour nourrir la foi », comme le disait le pape Léon XIII. De plus "la contemplation des mystères sera plus féconde si on prend soin de faire en sorte que chaque mystère s’achève par une prière." (Jean-Paul II). Il y a en tout 20 mystères, regroupés par groupes de 5. Chaque groupe se médite un jour particulier de la semaine.  Les mystères joyeux, glorieux et douloureux furent fixés par le Pape Pie V en 1569. En 2002, Jean-Paul II propose à la prière des fidèles un nouveau groupe de mystères : les mystères lumineux.

La méditation est importante, il ne faut pas se contenter d’énoncer le mystère par son nom. « Sans la contemplation, le rosaire est un corps sans âme. » (Paul VI). Les mystères courants ne sont pas les seuls, chacun peut méditer d’autres mystères. Chaque page, chaque chapitre et même chaque verset de l’Evangile peuvent être médités : il a existé jusqu’à 200 mystères au Moyen-Age. Ainsi la mise au tombeau, la guérison de Lazare, les Béatitudes… peuvent être des moments de la vie du Christ sur lesquels on peut réfléchir par la prière. Pie XII disait que le rosaire est « un abrégé de tout l’évangile ».
Par les chapelets de dévotion spéciale qui se récitent au moyen de chapelets spécifiques, on peut trouver d’autres répartitions (voir les autres chapelets comme le chapelet de l’Enfant Jésus, le chapelet des 7 douleurs de Marie…) et d’autres moyens de pénétrer plus profondément dans le mystère qu’est l’Evangile. L’essentiel est qu’avec la prière de ces chapelets et la méditation on puisse « avancer au large pour redire et même pour crier au monde  que le Christ est Seigneur et Sauveur, qu’il est ‘le chemin, la vérité et la vie’ (Jn14.16) » (Jean-Paul 2).

Les Mystères du Rosaire
(avec quelques exemples de références bibliques pour soutenir la méditation)

• Les mystères joyeux   (Lundi et Samedi) : L’annonciation (Lc 1.26-38 ; Mt 1.18-25) — La Visitation (Lc 1.39-55) — La Nativité (Mt 2.1-12 ; Lc 2.1-20) — La Présentation (Lc 2.22-38) — Le Recouvrement (Lc 2.40-51)

• Les mystères lumineux   (Jeudi) : Le Baptême de Jésus (Mt 3.13-17) — Les Noces de Cana (Jn 2.1-12) — Annonce du Royaume (Mc 1.15) — La Transfiguration (Lc 9.28-36) — L’Eucharistie (Jn 13)

• Les mystères douloureux   (Mardi et Vendredi) : L’Agonie de Jésus au jardin des Oliviers (M 26.36-50; Mc 14.32-46; Lc 22.39-48; Jn 18.1-8) — La Flagellation (Mt 27.26 ; Mc 15.15 ; Jn 19.1) — Le Couronnement d’épines (Mt 27.27-30; Mc 15.16-20; Lc 23.13-25 Jn 19.1) — Le Portement de la Croix (Mt 27.31-33; Mc 15.20-22; Lc 23.26-32; Jn 19.16) — Le Crucifiement et la mort de Jésus (Mt 27.34-61; Mc15.23-47 ; Lc 23.33-56 ; Jn 19.18-42)

• Les mystères glorieux   (Mercredi et Dimanche) : La Résurrection du Christ (Mt28.1-15 ; Mc 16.1-18 ; Lc 24.1-12 ; Jn 20.1-28) — L’Ascension du Christ au Ciel (Lc 24.39-53 ; Mc 16.19-20 ; Ac 1.6-9) — La Pentecôte (Ac 1.14 - 2.47) — L’Assomption de Marie (2 R 2.11 ;PieXII-1950; LG 59) — Le Couronnement de Marie (Ap 12.1 ; Tradition ; LG 59 et 68)


Pour télécharger les différents types de chapelets, cliquez : Page suivante




Visitez le blog personnel de Christian Mahoukou
 Qui sommes-nous ? Contact



© Toutes les rubriques renseignées par Christian Mahoukou — Tous droits réservés